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Rappel légal

Comprenez les principes de l’obligation de vigilance et apprenez quelles vérifications doivent être réalisées auprès de vos fournisseurs et sous-traitants pour garantir votre conformité réglementaire.


Dans cet article :


Qu'est-ce que l'obligation de vigilance ?

L'obligation de vigilance est une obligation légale visant à lutter contre le travail dissimulé et plus largement contre le travail illégal en France.

Elle impose à une entreprise (donneur d'ordre) de vérifier la régularité administrative de ses cocontractants (prestataires, fournisseurs ou sous-traitants) avant et pendant l'exécution d'un contrat.

Cette obligation existe depuis 1991 et repose notamment sur les articles L.8222-1 et suivants et D.8222-5 du Code du travail.

Qui est concerné ?

L'obligation de vigilance s'applique à toute entreprise qui conclut un contrat :

  • Avec un fournisseur, prestataire ou sous-traitant;

  • Pour une prestation de services ou une exécution de travaux;

  • Dont le montant est supérieur à 5 000 € HT.

Le contrôle doit être effectué lors de la signature du contrat puis renouvelé tous les 6 mois pendant toute la durée de la relation contractuelle.

Quels documents doivent être vérifiés ?

Le donneur d'ordre doit collecter et contrôler les documents suivants :

  • Justificatif d'immatriculation

Selon le statut de l'entreprise :

  • Extrait Kbis;

  • Extrait RNE (Registre National des Entreprises);

  • Ou tout document équivalent.

  • Attestation de vigilance sociale

Délivrée par les organismes compétents :

  • URSSAF;

  • MSA.

  • Liste des salariés étrangers

Le cas échéant, liste nominative des salariés étrangers soumis à une autorisation de travail en France (hors ressortissants de l'Espace Économique Européen).

Quels sont les risques en cas de non-respect ?

En cas de contrôle de l'Inspection du travail ou de constat de travail dissimulé, le donneur d'ordre peut être exposé à plusieurs sanctions :

  • Exclusion des marchés publics;

  • Amendes pouvant atteindre 225 000 €;

  • Peines d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à 3 ans;

  • Responsabilité solidaire avec le fournisseur concerné;

  • Redressement de cotisations sociales par l'URSSAF;

  • Pénalités liées au travail dissimulé;

  • Perte de certaines exonérations de charges.

Point d'attention : la loi Savary

Depuis le décret du 31 mars 2015 (Loi Savary), le donneur d'ordre peut être tenu solidairement responsable du paiement des salaires des employés de ses fournisseurs ou sous-traitants, même en l'absence de relation contractuelle directe avec ces salariés.

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